MONIALC

Le projet permet d’évaluer si le monitorage de la noniception, détection inconsciente d’un stimulus douloureux par l’organisme, lors d’un acte chirurgical qu’est la laparotomie sous anesthésie générale, permet une réduction des douleurs chroniques postchirurgicales.

Montant à financer : 112 000 EUR
Financé à :

50%
Impact d’un monitorage spécifique de l’analgésie peropératoire, sous anesthésie
générale, sur les douleurs chroniques après chirurgie de cancer de l’ovaire

Pourquoi ?

30% des individus opérés présenteront une douleur chronique post chirurgicale (DCPC). Elle est la deuxième cause de douleur neuropathique après la lombo-sciatique et représente 20% des consultations antidouleur . Les douleurs chroniques ont des conséquences importantes sur la qualité de vie et peuvent avoir des conséquences physiques, psychologiques et sociales.

Lors de laparotomies (ouverture chirurgicale de l’abdomen par incision de sa paroi),de grandes doses de morphiniques sont délivrées aux patients pour lutter contre la douleur induite. L’hyperalgésie est l’exagération de la sensation douloureuse. Cette composante hyperalgésique, retrouvée dans les douleurs opératoires, peut être à l’origine de douleurs chroniques post chirurgicales. Les morphiniques utilisés en peropératoire majorent l’hyperalgésie de manière dose-dépendante. Plus les doses de morphiniques sont élevées, plus le risque d’hyperalgésie est important. En effet, les morphiniques agissent sur des récepteurs μ qui inhibent la nociception et contribuent à l’analgésie.

Le projet vise à évaluer si le monitorage de la nociception lors de laparotomies sous anesthésie générale, en réduisant l’administration d’opioïdes, réduit les douleurs chroniques post chirurgicales. Une étude pilote, réalisée à l’Institut Bergonié (avec les électrodes ANI utilisées en pratique courante qui mesurent la composante parasympathique de la variabilité de la fréquence cardiaque) a montré une diminution de dose de morphinique peropératoire de 30.6%

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